Vous examinez un vote sur une proposition de loi qui vise à encadrer l'aide à mourir en France. Ce texte définit les conditions dans lesquelles une personne pourrait demander une assistance médicale pour mettre fin à ses jours, en cas de maladie grave et incurable. L'amendement rejeté portait sur les critères permettant d'accéder à cette aide, notamment la nature de la souffrance ou la durée restante à vivre.
L'amendement n° 882, proposé par le député Philippe Juvin, visait à restreindre l'accès à l'aide à mourir en durcissant deux conditions :
- La souffrance du patient devait être « insupportable et impossible à soulager » (et non plus simplement « réfractaire aux traitements »).
- Le pronostic vital devait être engagé « à court terme » (sans préciser de durée, contrairement au texte initial qui évoquait une « espérance de vie limitée »).
Cet amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. Le texte initial, qui maintient des critères plus larges pour l'accès à l'aide à mourir, reste donc en vigueur.
Le débat
- Pour l'amendement (restriction des critères) :
- Les partisans estimaient que ces conditions plus strictes éviteraient des demandes prématurées ou non justifiées par une souffrance extrême.
- Ils soulignaient la nécessité de protéger les patients vulnérables en encadrant davantage cette pratique.
Qui est concerné ?
Cette décision impacte directement les patients atteints de maladies graves et incurables, ainsi que les professionnels de santé chargés d'évaluer les demandes d'aide à mourir.
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