Les publicités pour les jeux d'argent ne pourraient plus évoquer les gains, offrir des crédits gratuits ou utiliser l'image de sportifs et personnalités.
l'amendement n° 136 de M. Duplessy après l'article 10 bis de la proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel (première lecture).
Dossier législatif
L'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel
Les députés ont voté sur une proposition de loi qui vise à réorganiser le financement et la gestion du sport professionnel en France. Ce vote porte sur une mesure spécifique concernant la publicité pour les jeux d’argent et de hasard, dans le cadre de cette loi plus large.
L’amendement proposait d’interdire certaines pratiques dans les publicités pour les jeux d’argent et de hasard. La mesure clé visait à interdire trois types de contenus dans ces publicités :
- La mention ou la mise en scène de gains financiers, de montants distribués ou de promesses de gain.
- Les offres promotionnelles incitant à parier, comme les paris remboursés, les crédits de jeu gratuits ou les codes promotionnels.
- Le recours à des personnalités publiques, des sportifs professionnels ou des célébrités pour promouvoir ces jeux.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial de la loi, sans ces interdictions, est maintenu.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l’amendement estimaient que ces publicités banalisent les jeux d’argent en mettant en avant des gains et des célébrités, ce qui peut encourager des comportements addictifs, notamment chez les jeunes.
- Ils soulignaient que les offres promotionnelles, comme les paris remboursés, incitent à jouer davantage et peuvent aggraver les risques de surendettement.
Cette décision impacte directement les opérateurs de jeux d’argent et de hasard, ainsi que les annonceurs et les médias diffusant leurs publicités. Les joueurs et les publics exposés à ces publicités, notamment les jeunes, sont également concernés par le maintien des règles actuelles.