Protéger de toute condamnation les personnes présentes, les acteurs de réduction des risques, ainsi que ceux qui installent des espaces de repos ou de restauration lors de rassemblements non déclarés
l'amendement n° 419 de M. Kerbrat de rétablissement de l'article 2 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à donner plus de moyens aux forces de l’ordre pour intervenir contre les rassemblements ou comportements perturbant la sécurité publique. Ce texte concerne notamment les manifestations, les occupations de lieux publics ou les événements festifs non autorisés, comme les free-parties (rassemblements musicaux improvisés).
L’amendement rejeté proposait de créer une exception pénale pour certaines personnes participant à des rassemblements non déclarés ou illégaux. Concrètement, il visait à :
- Exempter de sanctions pénales les participants à ces rassemblements si leur rôle se limitait à des actions de santé publique (comme la réduction des risques liés à la consommation de drogues) ou à l’organisation d’espaces de repos et de restauration.
- Protéger les associations et bénévoles intervenant pour prévenir les abus de substances, les violences sexistes ou offrir un accueil aux victimes.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi, qui ne prévoit pas ces exemptions, est maintenu.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l’amendement estimaient que sanctionner les participants et les intervenants en santé publique pousse ces événements à la clandestinité, ce qui rend plus difficile la prévention des risques (overdoses, violences, etc.).
- Ils soulignaient que les associations de réduction des risques jouent un rôle clé pour limiter les dangers lors de ces rassemblements et qu’elles doivent pouvoir agir sans crainte de poursuites.
Cette décision impacte directement les participants à des rassemblements non déclarés (comme les free-parties), ainsi que les associations et bénévoles intervenant pour y assurer la sécurité sanitaire ou l’accueil des victimes.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
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