À condition d’avoir prévenu le maire 48 heures avant et que le terrain soit non productif
le sous-amendement n° 1073 de M. Kerbrat à l'amendement n° 884 du Gouvernement et aux amendements identiques suivants de rétablissement de l'article 2 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur un projet de loi qui cherche à encadrer les rassemblements publics, notamment les événements musicaux comme les free parties ou rave parties. Ce texte vise à renforcer les sanctions contre les organisateurs et participants de rassemblements non déclarés ou illégaux, jugés perturbateurs pour l’ordre public.
Un sous-amendement proposait d’ajouter une exception dans la loi : les propriétaires, locataires ou exploitants de terrains non productifs (comme des champs agricoles inutilisés) ne pourraient pas être poursuivis pénalement s’ils acceptent d’héberger un événement musical. Pour cela, ils devaient prévenir le maire par écrit 48 heures avant l’événement. Cette mesure visait à protéger les propriétaires qui prêtent leurs terrains pour des rassemblements festifs, souvent par solidarité avec les organisateurs.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la loi initiale est maintenue sans cette exception : les propriétaires de terrains restent responsables pénalement s’ils hébergent un rassemblement illégal, même s’ils ont prévenu le maire.
Cette décision impacte directement les propriétaires de terrains (agriculteurs, particuliers) qui prêtent leurs parcelles pour des événements musicaux, ainsi que les organisateurs et participants de ces rassemblements, qui restent soumis aux sanctions prévues par la loi en cas de non-déclaration ou d’illégalité.
Pour en savoir plus sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.
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