Ajouter que l'État doit justifier une interdiction par des mesures de nuisances sonores ou d'impact sur les riverains, et proposer une alternative.
le sous-amendement n° 1075 de M. Kerbrat à l'amendement n° 884 du Gouvernement et aux amendements identiques suivants de rétablissement de l'article 2 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont pris part à un débat sur une loi qui cherche à encadrer les rassemblements publics, notamment les événements musicaux comme les free parties ou rave parties. Ces rassemblements, souvent organisés sans autorisation, peuvent causer des nuisances pour les riverains, des dégradations ou des troubles à l’ordre public. Le projet de loi initial proposait de durcir les sanctions contre ces événements.
Un sous-amendement, porté par des députés, visait à ajouter des garanties supplémentaires avant qu’un préfet ne puisse interdire un rassemblement musical. Il proposait que :
- L’interdiction ne puisse être prononcée qu’à condition que le risque de trouble à l’ordre public soit prouvé par des éléments concrets (comme des mesures de nuisances sonores ou une évaluation des impacts sur les riverains).
- Le préfet soit obligé de proposer une solution alternative (comme un autre lieu ou une organisation différente) après avoir émis un arrêté d’interdiction.
Ce sous-amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les règles initiales du projet de loi sont maintenues : les préfets pourront continuer à interdire des rassemblements sans ces garanties supplémentaires.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de ce sous-amendement estimaient que les interdictions actuelles sont trop arbitraires et ciblent injustement les événements musicaux comme les free parties.
- Ils demandaient que les décisions des préfets soient mieux justifiées et que des alternatives soient proposées pour éviter les interdictions systématiques.
Qui est concerné ?
Cette décision impacte directement les organisateurs de rassemblements musicaux, les participants, les riverains exposés aux nuisances, ainsi que les préfets chargés de faire respecter l’ordre public.
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