Supprimer le pouvoir du ministre de prolonger ces fermetures pour 6 mois supplémentaires
le sous-amendement n° 918 de Mme Taurinya à l'amendement n° 883 (rect.) du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur un projet de loi qui vise à donner plus de moyens aux autorités pour réagir rapidement face à des situations perturbant l'ordre public. Ce texte concerne notamment la vente et l'usage de produits explosifs ou pyrotechniques (comme les feux d'artifice), qui peuvent causer des troubles graves. L'article premier de ce projet, supprimé en commission, proposait de permettre aux préfets de fermer des établissements commercialisant ces produits en cas d'infraction, et au ministre de l'Intérieur de prolonger cette fermeture.
Le sous-amendement n° 918 proposait de supprimer la possibilité pour le ministre de l'Intérieur de prolonger une fermeture administrative d'un établissement au-delà de 6 mois. Concrètement, l'article premier du projet de loi prévoyait que le préfet pouvait ordonner la fermeture d'un commerce pour 6 mois maximum en cas d'infraction liée à la vente de produits explosifs ou pyrotechniques. Le ministre de l'Intérieur pouvait ensuite décider de prolonger cette fermeture pour 6 mois supplémentaires, portant le total à un an. Le sous-amendement visait à limiter cette fermeture à 6 mois maximum, sans possibilité de prolongation par le ministre.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la version initiale de l'article premier, qui permet au ministre de l'Intérieur de prolonger la fermeture administrative jusqu'à un an, est maintenue.
Cette décision impacte directement les commerçants qui vendent des produits explosifs, pyrotechniques ou des précurseurs d'explosifs. En cas d'infraction, ils pourront faire l'objet d'une fermeture administrative pouvant aller jusqu'à un an, décidée par le préfet et prolongée par le ministre de l'Intérieur.
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