Exiger que le préfet respecte un échange préalable avec le commerçant avant toute fermeture administrative, même en cas d'urgence
le sous-amendement n° 920 de Mme Taurinya à l'amendement n° 883 (rect.) du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure liée à un projet de loi qui vise à donner plus de moyens aux autorités pour agir rapidement face à des troubles à l'ordre public. Ce projet de loi concerne notamment la vente et l'usage de produits explosifs, d'articles pyrotechniques (comme les feux d'artifice) ou de substances pouvant servir à fabriquer des explosifs. L'article en question permettait aux préfets d'ordonner la fermeture administrative d'établissements commercialisant ces produits en cas d'infraction ou de risque pour la sécurité.
Le sous-amendement n° 920 proposait de supprimer une exception permettant de contourner la procédure contradictoire avant une fermeture administrative. Concrètement, l'article initial prévoyait que le préfet pouvait ordonner une fermeture sans entendre préalablement le responsable de l'établissement uniquement en cas d'urgence. Ce sous-amendement visait à supprimer cette possibilité de déroger à la procédure contradictoire, même en situation d'urgence.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la possibilité de déroger à la procédure contradictoire en cas d'urgence est maintenue dans le texte du projet de loi.
Cette décision impacte directement les commerçants vendant des produits explosifs, pyrotechniques ou des précurseurs d'explosifs, ainsi que les autorités locales (préfets) chargées de faire respecter les règles de sécurité publique.
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