Supprimer l'exception d'urgence qui permet de passer outre la présentation des observations de la personne visée
le sous-amendement n° 922 de Mme Taurinya à l'amendement n° 883 (rect.) du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous êtes concerné par une loi qui vise à donner plus de moyens aux autorités pour agir rapidement contre les troubles à l'ordre public. Ce texte porte notamment sur l'usage de produits explosifs, d'articles pyrotechniques (comme les feux d'artifice) ou de substances pouvant servir à fabriquer des explosifs. L'article premier de cette loi, supprimé puis proposé à nouveau, prévoyait des mesures pour permettre aux préfets d'ordonner le retrait de ces produits en cas de risque pour la sécurité publique.
Le sous-amendement n° 922 proposait de supprimer l'exception d'urgence dans une procédure administrative. Concrètement, le texte initial permettait au préfet d'ordonner à une personne de se dessaisir de produits explosifs ou pyrotechniques sans lui donner la possibilité de présenter ses observations si la situation était jugée urgente. Ce sous-amendement visait à garantir que toute personne concernée par cette mesure puisse toujours s'expliquer avant d'être obligée de se séparer de ses produits, même en cas d'urgence.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que le texte initial est maintenu : le préfet pourra toujours passer outre la présentation des observations de la personne concernée en cas d'urgence.
Cette décision impacte directement les personnes ou les entreprises qui détiennent des produits explosifs, des articles pyrotechniques ou des précurseurs d'explosifs. En cas de suspicion de risque pour l'ordre public, elles pourront être contraintes de s'en dessaisir sans pouvoir systématiquement présenter leurs observations, notamment si la situation est jugée urgente par les autorités.
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