Remplacer la procédure contradictoire par une mise en demeure de 7 jours minimum, réduite à 48 heures en cas d'urgence
le sous-amendement n° 989 de M. Amirshahi à l'amendement n° 883 (rect.) du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une loi qui vise à donner plus de moyens aux autorités pour agir contre les troubles à l'ordre public. Ce texte concerne notamment la vente et l'usage de produits explosifs, d'articles pyrotechniques (comme les feux d'artifice) ou de substances pouvant servir à fabriquer des explosifs. L'article premier de cette loi, supprimé en commission, proposait d'autoriser les préfets à fermer des établissements commercialisant ces produits en cas de non-respect des règles ou de risques pour la sécurité.
Le sous-amendement n° 989 proposait de modifier la procédure de fermeture administrative des établissements vendant des produits explosifs ou pyrotechniques. Il voulait remplacer la simple procédure contradictoire (où le propriétaire peut donner son avis avant une décision) par une mise en demeure obligatoire. Cette mise en demeure aurait donné un délai minimal de 7 jours (ou 48 heures en cas d'urgence) au propriétaire pour se conformer aux règles avant toute fermeture.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la version initiale du gouvernement, qui prévoyait une simple procédure contradictoire sans délai minimal, est maintenue.
Cette décision impacte directement les propriétaires ou exploitants d'établissements commercialisant des produits explosifs, des articles pyrotechniques ou des précurseurs d'explosifs, ainsi que les autorités préfectorales chargées de faire respecter les règles de sécurité.
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