Obliger l'administration à entendre le gérant avant toute fermeture pour vente illégale d'explosifs ou d'artifices, même en cas d'urgence.
le sous-amendement n° 996 de M. Amirshahi à l'amendement n° 883 (rect.) du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article premier (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une loi qui cherche à donner plus de moyens aux autorités pour agir rapidement contre les troubles à l’ordre public. Ce projet de loi vise notamment à encadrer l’usage des produits explosifs, des artifices (comme les feux d’artifice) et des précurseurs d’explosifs, qui peuvent être détournés pour causer des violences ou des dégradations. L’article premier de cette loi, supprimé lors d’une étape précédente, proposait de permettre aux préfets de fermer des établissements commercialisant ces produits en cas d’infraction ou de risque pour la sécurité.
Le sous-amendement n° 996 visait à modifier le texte pour supprimer l’exception permettant aux préfets de se passer d’une procédure contradictoire avant de fermer un établissement ou d’ordonner le dessaisissement d’artifices. Concrètement, cela signifiait que même en cas d’urgence, le propriétaire ou le détenteur des produits aurait dû être informé et aurait pu présenter ses observations avant toute décision administrative.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que l’exception permettant de se dispenser de la procédure contradictoire en cas d’urgence est maintenue dans le texte final.
Cette décision impacte directement les commerçants et les entreprises qui vendent ou stockent des produits explosifs, des artifices ou des précurseurs d’explosifs, ainsi que les autorités locales (préfets) chargées de faire respecter l’ordre public.
Aucun groupe