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  4. Vote n°8076

Scrutin n° 8076 · Assemblée nationaleInstaurer un minimum de 2 ans de prison pour récidive de refus d'obtempérerTitre explicatif

Rejeté

4 ans pour les formes aggravées, avec possibilité de peine réduite ou alternative sous conditions

Titre officiel

l'amendement n° 719 (rect.) de M. Croizier après l'article 3 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

Amendement9 juillet 202697 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...

PJL 53980Adopté

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez un vote sur une mesure liée à la sécurité routière, dans le cadre d'une loi plus large sur les troubles à l'ordre public. Cette loi vise à permettre des interventions plus rapides contre les comportements perturbant la sécurité ou la tranquillité, comme les manifestations ou les occupations de lieux publics. L'amendement rejeté concernait spécifiquement les peines encourues pour le refus d'obtempérer en cas de récidive, un délit qui consiste à ne pas s'arrêter malgré l'ordre des forces de l'ordre.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait de modifier le code de la route pour instaurer des peines minimales d'emprisonnement en cas de récidive pour refus d'obtempérer. Concrètement :
- Deux ans de prison minimum pour un refus d'obtempérer simple en récidive.
- Quatre ans de prison minimum pour les formes aggravées (par exemple, si le refus s'accompagne de vitesse excessive ou de mise en danger d'autrui).

Les juges auraient pu déroger à ces peines minimales en motivant leur décision, par exemple en fonction des circonstances de l'infraction ou de la personnalité de l'auteur.

Le résultat du vote

Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu, sans modification des peines pour refus d'obtempérer en récidive.

Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que la récidive dans le refus d'obtempérer traduit une dangerosité accrue pour les forces de l'ordre et les autres usagers de la route. Ils considéraient que des peines minimales plus sévères permettraient de mieux sanctionner ces comportements.
- Ils soulignaient que ces peines minimales laissaient une marge d'appréciation aux juges pour adapter la sanction au cas par cas.

  • Contre :
    • Les opposants à l'amendement jugeaient que des peines minimales automatiques limitaient la liberté des juges d'adapter la sanction à chaque situation. Ils craignaient que cela n'entraîne des condamnations disproportionnées.
    • Certains estimaient que le texte initial du projet de loi suffisait déjà à sanctionner ces délits sans recourir à des peines planchers.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne directement les conducteurs ayant déjà été condamnés pour refus d'obtempérer et risquant une nouvelle condamnation pour les mêmes faits. Elle impacte également les forces de l'ordre, qui interviennent lors de ces infractions, et les juges, qui statuent sur ces affaires.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(24)
DR100%(8)
UDR100%(4)
DEM43%(7)
HOR60%(5)

Contre

EPR100%(16)
SOC100%(4)
LFI-NFP100%(17)
ECOS100%(9)
GDR100%(2)

Abstention

LIOT100%(1)

Pour

RN100%(24)
DR100%(8)
UDR100%(4)
DEM43%(7)
HOR60%(5)

Contre

EPR100%(16)
SOC100%(4)
LFI-NFP100%(17)
ECOS100%(9)
GDR100%(2)

Abstention

LIOT100%(1)
Résultat du vote
42
52
3
Pour: 42 (43.3%)
Contre: 52 (53.6%)
Abstention: 3 (3.1%)
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