4 ans pour les formes aggravées, avec possibilité de peine réduite ou alternative sous conditions
l'amendement n° 719 (rect.) de M. Croizier après l'article 3 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la sécurité routière, dans le cadre d'une loi plus large sur les troubles à l'ordre public. Cette loi vise à permettre des interventions plus rapides contre les comportements perturbant la sécurité ou la tranquillité, comme les manifestations ou les occupations de lieux publics. L'amendement rejeté concernait spécifiquement les peines encourues pour le refus d'obtempérer en cas de récidive, un délit qui consiste à ne pas s'arrêter malgré l'ordre des forces de l'ordre.
L'amendement proposait de modifier le code de la route pour instaurer des peines minimales d'emprisonnement en cas de récidive pour refus d'obtempérer. Concrètement :
- Deux ans de prison minimum pour un refus d'obtempérer simple en récidive.
- Quatre ans de prison minimum pour les formes aggravées (par exemple, si le refus s'accompagne de vitesse excessive ou de mise en danger d'autrui).
Les juges auraient pu déroger à ces peines minimales en motivant leur décision, par exemple en fonction des circonstances de l'infraction ou de la personnalité de l'auteur.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu, sans modification des peines pour refus d'obtempérer en récidive.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que la récidive dans le refus d'obtempérer traduit une dangerosité accrue pour les forces de l'ordre et les autres usagers de la route. Ils considéraient que des peines minimales plus sévères permettraient de mieux sanctionner ces comportements.
- Ils soulignaient que ces peines minimales laissaient une marge d'appréciation aux juges pour adapter la sanction au cas par cas.
Cette décision concerne directement les conducteurs ayant déjà été condamnés pour refus d'obtempérer et risquant une nouvelle condamnation pour les mêmes faits. Elle impacte également les forces de l'ordre, qui interviennent lors de ces infractions, et les juges, qui statuent sur ces affaires.