Les interdictions administratives de stade ne pourront plus être prononcées pour des injures publiques, même graves ou répétées, mais resteront possibles pour des actes d'incitation à la haine ou à la discrimination.
le sous-amendement n° 1067 de M. Courbon à l'amendement n° 889 du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 4 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la sécurité dans les stades et les manifestations sportives. Ce texte s’inscrit dans un projet de loi plus large qui vise à répondre aux troubles à l’ordre public, comme les violences ou les comportements discriminatoires lors d’événements sportifs. L’article concerné (l’article 4) propose d’étendre les pouvoirs des préfets pour interdire l’accès aux stades à certaines personnes.
Le sous-amendement adopté proposait de supprimer les mots « des injures publiques graves ou répétées ou » d’un alinéa du code du sport. Cet alinéa prévoyait que les préfets pourraient interdire l’accès aux stades à une personne ayant commis, lors d’une manifestation sportive, des injures publiques graves ou répétées ou des actes d’incitation à la haine ou à la discrimination. Avec ce sous-amendement, seuls les actes d’incitation à la haine ou à la discrimination resteraient un motif d’interdiction.
Ce sous-amendement a été adopté. Cela signifie que les préfets ne pourront plus prononcer d’interdiction administrative de stade uniquement sur la base d’injures publiques, même graves ou répétées. Ils pourront toujours le faire en cas d’actes d’incitation à la haine ou à la discrimination.
Cette décision impacte directement les supporters et les personnes assistant à des manifestations sportives. Elle modifie les conditions dans lesquelles un préfet peut leur interdire l’accès aux stades ou aux abords des événements sportifs.
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