Fixer un délai maximal de trois mois renouvelable pour les reports liés à l'enquête ou à l'impossibilité d'auditionner
l'amendement n° 15 de Mme Blanc à l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la protection des enfants en danger. Ce projet de loi vise à modifier les règles pour mieux encadrer les procédures judiciaires lorsque des mineurs sont victimes de crimes, notamment pour éviter des délais trop longs dans les enquêtes. L’amendement rejeté concernait spécifiquement le délai pour auditionner une personne soupçonnée d’avoir commis un crime sur un enfant.
L’amendement de Mme Blanc proposait de modifier les règles sur le délai d’audition des suspects dans les affaires de crimes contre des mineurs. Aujourd’hui, la loi impose que cette audition ait lieu dans les trois mois suivant l’identification du suspect, sauf exceptions. La mesure visait à encadrer ces exceptions :
- Si l’audition est impossible (par exemple, si le suspect est introuvable), le délai de trois mois commencerait seulement quand les autorités ont connaissance que cette impossibilité a cessé.
- Si l’audition est reportée pour les besoins de l’enquête, le délai serait prolongé par périodes de trois mois, mais avec un cadre plus précis.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial de l’article 10 est maintenu, sans modification des règles sur les délais d’audition.
Cette décision impacte directement les mineurs victimes de crimes, les suspects dans ces affaires, ainsi que les procureurs et juges d’instruction chargés des enquêtes. Les règles sur les délais d’audition restent inchangées pour eux.
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