Les auteurs suppriment l'option d'une sûreté portée à 30 ans : la perpétuité s'applique déjà quand la victime a moins de 15 ans, et cette durée serait incohérente pour une victime majeure (peine de 30 ans).
l'amendement n° 738 de Mme Cestrières et les amendements identiques suivants à l'article 11 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur un projet de loi visant à mieux protéger les enfants, notamment contre les violences sexuelles. Ce texte modifie les règles pénales pour les crimes graves commis contre des mineurs. L’article 11 du projet de loi concernait spécifiquement les peines encourues en cas de viol ayant entraîné la mort de la victime, et la durée pendant laquelle le condamné ne peut pas bénéficier de réductions de peine (appelée période de sûreté).
Pour comprendre ce vote, sachez que la période de sûreté est une durée fixée par le tribunal pendant laquelle un condamné ne peut pas obtenir de libération anticipée, même en cas de bonne conduite. Par exemple, une période de sûreté de 20 ans signifie que le condamné devra purger au moins 20 ans de prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.
En savoir plus sur le projet de loi relatif à la protection des enfants.
L’amendement adopté proposait de supprimer une disposition qui permettait aux juges d’allonger la période de sûreté jusqu’à 30 ans pour les condamnés à perpétuité pour viol ayant entraîné la mort. Cette disposition s’appliquait aussi bien aux victimes mineures qu’aux victimes majeures. Les auteurs de l’amendement estimaient que cette mesure posait un problème juridique, car une période de sûreté de 30 ans pour une peine de 30 ans (cas des victimes majeures) pourrait être jugée inconstitutionnelle.
L’amendement a été adopté par 70 voix pour et 17 contre. Cela signifie que la possibilité pour les juges d’allonger la période de sûreté jusqu’à 30 ans en cas de viol ayant entraîné la mort est supprimée. Le texte initial du projet de loi est donc modifié en conséquence.
Cette décision concerne directement les personnes condamnées pour viol ayant entraîné la mort, ainsi que les victimes et leurs familles. Elle modifie les règles applicables aux périodes de sûreté pour ces crimes, mais n’a pas d’impact sur les autres dispositions du projet de loi relatif à la protection des enfants.
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