Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement visait à introduire dans le code pénal la notion de contrôle coercitif comme circonstance aggravante pour certaines infractions commises dans un cadre conjugal.
L’amendement proposait d’ajouter dans le code pénal une définition du contrôle coercitif : des comportements répétés (violences, menaces, humiliations, surveillance, etc.) qui instaurent ou maintiennent un rapport de domination sur une victime par son conjoint, concubin ou partenaire de PACS. Cette notion aurait permis d’aggraver les peines pour plusieurs infractions (violences, harcèlement, menaces, etc.) lorsqu’elles sont commises dans ce cadre. Par exemple, les violences ayant entraîné une incapacité de travail auraient pu être punies de 7 ans de prison (au lieu de 3 ans) et de 100 000 € d’amende si elles s’inscrivaient dans un système de contrôle coercitif.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cette mesure n’a pas été retenue, et le texte initial de la proposition de loi reste inchangé sur ce point.
Cette décision concerne principalement les victimes de violences conjugales, les auteurs de ces violences, ainsi que les professionnels de la justice (juges, avocats, policiers) chargés d’appliquer le droit pénal dans ces affaires.
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