Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à renforcer la protection des femmes et des enfants contre les violences sexuelles et sexistes. Ce texte prévoit plusieurs mesures pour mieux prévenir, signaler et sanctionner ces violences. L'amendement n° 343, rejeté lors de ce vote, portait sur les acteurs associés à une future autorité chargée de lutter contre ces violences.
L'amendement n° 343 proposait d'ajouter une précision dans la loi : la future Autorité chargée de lutter contre les violences sexuelles et sexistes devait travailler en collaboration avec la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (Dilcrah) ainsi qu'avec les centres LGBT+. L'objectif était d'intégrer l'expertise de ces structures pour mieux prendre en compte les violences spécifiques subies par les femmes lesbiennes, bisexuelles ou transgenres, comme les viols correctifs.
L'amendement a été rejeté à égalité, avec 49 voix pour et 49 voix contre, et 3 abstentions. En cas d'égalité, la mesure proposée n'est pas adoptée, et le texte initial est maintenu.
Cette décision concerne principalement les femmes lesbiennes, bisexuelles ou transgenres victimes de violences sexuelles ou sexistes, ainsi que les associations et structures qui les accompagnent. Le rejet de l'amendement signifie que la future Autorité ne sera pas formellement tenue de collaborer avec la Dilcrah ou les centres LGBT+ pour traiter ces situations spécifiques.
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