Inclure dans les évaluations de l'Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales les violences exercées sur les enfants ou proches pour atteindre une femme
l'amendement n° 346 (rect.) de Mme Cathala à l'article 2 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cette séance, ils ont voté sur un amendement qui proposait d’ajouter un type spécifique de violences dans les rapports officiels.
L’amendement demandait d’intégrer les violences vicariantes dans les évaluations et les rapports annuels de l’Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales. Les violences vicariantes désignent les actes commis par un conjoint ou ex-conjoint contre les enfants ou les proches d’une femme, dans le but de la blesser, la punir ou maintenir son emprise. Par exemple, un père qui agresse ou tue un enfant pour atteindre la mère.
L’amendement a été rejeté par 49 voix contre, 45 pour et 26 abstentions. Cela signifie que les violences vicariantes ne seront pas explicitement mentionnées dans les rapports de l’Autorité, et leur suivi statistique reste inchangé.
Cette décision concerne principalement les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants, ainsi que les professionnels (justice, police, services sociaux) chargés de les protéger et de recenser ces violences.