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  4. Vote n°8664

Scrutin n° 8664 · Assemblée nationaleAutoriser les salariés à donner des jours de repos à une victime de violencesTitre explicatif

Rejeté

Les jours cédés, anonymes et sans contrepartie, permettent au bénéficiaire de s'absenter tout en conservant sa rémunération et ses droits.

Titre officiel

l'amendement n° 240 de M. Ménagé après l'article 45 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Amendement9 octobre 202674 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à créer de nouvelles mesures pour protéger les victimes et sanctionner les auteurs. Un amendement proposé dans ce cadre suggérait d’ajouter un dispositif de solidarité entre salariés.

Ce qui était proposé

L’amendement proposait d’autoriser les salariés à donner anonymement des jours de repos non utilisés à un collègue victime de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales. Ces jours auraient permis à la victime de s’absenter tout en conservant son salaire et ses droits (ancienneté, avantages acquis). Le don aurait été possible uniquement pour les jours de congé dépassant les 24 jours ouvrables légaux. Pour en bénéficier, la victime aurait dû fournir un justificatif (certificat médical, dépôt de plainte ou ordonnance de protection). L’employeur aurait été tenu de garantir la confidentialité des informations.

Le résultat du vote

L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. La mesure proposée ne sera donc pas intégrée à la loi.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans soulignaient que ce dispositif aurait offert une aide concrète aux victimes, leur permettant de faire face à des démarches urgentes (dépôt de plainte, relogement, audiences) sans perdre de revenus. Ils comparaient ce mécanisme à celui déjà existant pour les parents d’enfants gravement malades ou les proches aidants.
    • Ils insistaient sur le fait que cette mesure n’aurait entraîné aucun coût supplémentaire pour les employeurs ou l’État, les jours donnés étant déjà acquis.
  • Contre :
    • Les opposants craignaient que ce dispositif ne crée des inégalités entre salariés, certains pouvant bénéficier de dons tandis que d’autres, dans des entreprises moins solidaires, n’y auraient pas accès.
    • Ils estimaient que la protection des victimes devait relever de dispositifs publics (congés spécifiques, aides sociales) plutôt que d’une solidarité privée entre collègues.

Qui est concerné ?

Cette décision ne change rien pour les salariés victimes de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales : ils ne pourront pas bénéficier de ce mécanisme de don de jours de repos entre collègues.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(26)
DR100%(3)

Contre

ECOS100%(6)
GDR100%(3)
SOC100%(9)
EPR100%(10)
LFI-NFP100%(10)
HOR100%(3)

Abstention

DEM75%(4)

Pour

RN100%(26)
DR100%(3)

Contre

ECOS100%(6)
GDR100%(3)
SOC100%(9)
EPR100%(10)
LFI-NFP100%(10)
HOR100%(3)

Abstention

DEM75%(4)
Résultat du vote
29
42
3
Pour: 29 (39.2%)
Contre: 42 (56.8%)
Abstention: 3 (4.1%)
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