Les sénateurs ont examiné un ensemble d'amendements dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Ce projet fixe le budget de l'État pour l'année prochaine, c'est-à-dire les recettes (comme les impôts) et les dépenses (comme les budgets des ministères ou les aides publiques). Ces amendements visaient à ajouter une nouvelle règle budgétaire après l'article 2 du texte.
Les amendements identiques proposaient d'introduire une obligation pour l'État de compenser financièrement toute nouvelle dépense ou perte de recettes décidée en cours d'année. Concrètement, si une mesure entraînant une baisse des recettes (comme une baisse d'impôt) ou une hausse des dépenses (comme une nouvelle aide) était adoptée après le vote du budget, l'État aurait dû trouver des économies ou des recettes supplémentaires pour équilibrer cette décision.
Les sénateurs ont rejeté ces amendements (139 pour, 153 contre). Cela signifie que cette obligation de compensation financière ne sera pas inscrite dans la loi de finances pour 2025. Le texte initial, sans cette mesure, est donc maintenu.
Cette décision concerne tous les citoyens, les entreprises et les administrations publiques, car elle influence la manière dont l'État gère son budget. Sans cette règle, le gouvernement conserve une plus grande flexibilité pour ajuster les dépenses ou les recettes en cours d'année, sans obligation de compensation immédiate.