Les députés de l'Assemblée nationale ont examiné une proposition de loi visant à ajouter la discrimination capillaire aux motifs de discrimination interdits par la loi. Ce texte concerne les situations où une personne est traitée différemment en raison de sa coiffure, de la texture ou de la couleur de ses cheveux, notamment dans le cadre professionnel ou pour l'accès à des services.
La proposition de loi prévoyait d'interdire explicitement les discriminations fondées sur l'apparence des cheveux (coiffure, texture, couleur, etc.). Elle visait à compléter les critères de discrimination déjà reconnus par la loi, comme l'origine, le sexe ou le handicap. En cas de violation, des sanctions pénales (amendes ou peines de prison) auraient pu être appliquées, comme pour les autres formes de discrimination.
Les députés ont adopté cette proposition de loi en première lecture, par 44 voix pour, 2 contre et 4 abstentions. Le texte devra encore être examiné par le Sénat avant d'entrer en vigueur.
Cette décision impacte toute personne susceptible d'être discriminée en raison de ses cheveux, notamment dans le monde du travail, l'éducation ou l'accès à des services (logement, loisirs, etc.). Si la loi est définitivement adoptée, elle permettra de saisir la justice en cas de refus d'embauche, de licenciement ou de traitement inégal lié à une coiffure ou à la texture des cheveux.