Les députés ont examiné un projet de loi sur l’accompagnement des malades en fin de vie. Ce texte vise à encadrer les conditions dans lesquelles une personne peut demander une aide médicale pour mourir, ainsi que les soins palliatifs qui lui sont proposés. L’article 6, concerné par cet amendement, traite des modalités d’accès à cette aide et des garanties entourant la demande du patient.
L’amendement n° 156, porté par le député Sébastien Chenu et d’autres, proposait de supprimer la possibilité pour un médecin de refuser de participer à une aide à mourir pour des raisons personnelles (clause de conscience). En l’état actuel du projet de loi, un médecin peut invoquer sa conscience pour ne pas pratiquer cet acte, tout en devant orienter le patient vers un autre professionnel.
L’amendement a été rejeté par 53 voix contre, 38 pour et 1 abstention. La clause de conscience des médecins est donc maintenue dans le texte du projet de loi. Les députés ont choisi de conserver le droit pour les soignants de refuser de participer à une aide à mourir.
Cette décision impacte directement les patients en fin de vie qui pourraient demander une aide à mourir, ainsi que les médecins et soignants qui seront amenés à évaluer ou à pratiquer cet acte. Les premiers conservent le droit de formuler leur demande, mais devront être orientés vers un professionnel acceptant de la traiter si leur médecin refuse. Les seconds gardent la possibilité de refuser de participer à cet acte pour des raisons personnelles.
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