Le logiciel d'aide à la prescription financé par la Sécurité sociale ne pourra pas servir à contrôler ou noter les prescripteurs.
l'amendement n° 1451 de Mme Amiot à l'article 30 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De financement de la sécurité sociale pour 2026
Les députés ont voté ici sur une modification du projet de loi qui fixe le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Ce projet de loi détermine combien d’argent sera alloué à la santé, aux retraites ou aux allocations familiales. L’article 30, concerné par ce vote, traite du financement d’un logiciel d’aide à la prescription médicale. Ce type de logiciel est utilisé par les médecins pour les aider à choisir les traitements les plus adaptés.
L’amendement proposait d’ajouter une règle claire : le logiciel d’aide à la prescription médicale ne peut pas être utilisé pour contrôler ou évaluer les actions des médecins qui l’utilisent. Concrètement, cela signifie que les données générées par le logiciel ne pourraient pas servir à juger la performance des médecins, par exemple en comptant le nombre de prescriptions ou en vérifiant si elles respectent des objectifs chiffrés.
Cette mesure a été adoptée. Cela signifie que la règle interdisant l’utilisation du logiciel pour contrôler ou évaluer les médecins entre en vigueur dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Cette décision impacte directement les médecins qui utilisent ces logiciels d’aide à la prescription, ainsi que les organismes comme l’Assurance maladie, qui ne pourront plus s’en servir pour évaluer ou contrôler leurs pratiques.