Compenser la revalorisation de 1,7 % du revenu de solidarité active décidée par l'État en 2025.
l'amendement n° 19 de Mme Duby-Muller et les amendements identiques suivants après l'article 3 du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (première lecture).
Dossier législatif
De finances de fin de gestion pour 2025
Vous examinez un vote sur un amendement au projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025. Ce texte permet à l’État d’ajuster son budget en cours d’année, notamment pour réallouer des fonds non utilisés ou modifier des dépenses. L’amendement rejeté portait sur le financement du revenu de solidarité active (RSA), une aide sociale versée aux personnes en situation de précarité, dont la gestion financière est partagée entre l’État et les départements.
L’amendement demandait d’augmenter de 130 millions d’euros les dotations de l’État aux départements pour compenser le coût d’une revalorisation du RSA décidée en avril 2025. Cette revalorisation de 1,7 %, liée à l’inflation, avait alourdi les dépenses des départements sans que leurs recettes (comme les dotations de l’État ou la TVA) n’augmentent en parallèle. Le texte prévoyait aussi de financer cette compensation en créant une taxe supplémentaire sur les tabacs.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi de finances est donc maintenu, sans compensation financière supplémentaire pour les départements.
Les conseils départementaux sont directement impactés par ce rejet. Sans compensation, ils devront absorber le surcoût de 130 millions d’euros lié à la revalorisation du RSA, ce qui pourrait limiter leurs marges de manœuvre pour d’autres dépenses locales (comme les infrastructures ou les aides sociales). Les bénéficiaires du RSA ne sont pas concernés par ce vote : le montant de leur allocation reste inchangé.
Pour en savoir plus :
- Dossier législatif du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025