Rétablir l'accès direct aux soins programmés (opérations de la cataracte, prothèses, kinésithérapie, etc.) pour les personnes sous Aide médicale d'État, sans validation préalable de l'Assurance maladie.
l'amendement n° 78 de M. Le Coq à l'article 5 et Etat B du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez sur le budget de l'État pour 2026, qui fixe les dépenses et recettes publiques. Un article de ce budget visait à modifier les règles d'accès aux soins pour les personnes bénéficiant de l'Aide médicale d'État (AME), un dispositif qui permet aux étrangers en situation irrégulière de se faire soigner en France sous conditions de ressources.
L'amendement n°78 proposait de supprimer un article du budget qui étendait l'obligation d'un accord préalable de l'Assurance maladie pour les soins dits "non urgents". Cet article prévoyait que les bénéficiaires de l'AME devaient obtenir une autorisation avant de pouvoir accéder à certains soins, comme des opérations de la cataracte, des prothèses de genoux ou des séances de kinésithérapie. Aujourd'hui, cette obligation ne s'applique qu'aux nouveaux bénéficiaires pendant leurs 9 premiers mois.
Cette mesure n'a pas été retenue. L'article initial, qui étend l'accord préalable à tous les bénéficiaires de l'AME, est maintenu dans le budget.
Les bénéficiaires de l'Aide médicale d'État (AME), soit environ 400 000 personnes en situation irrégulière en France, devront désormais obtenir un accord préalable pour accéder à certains soins non urgents, comme des lunettes, des prothèses ou des séances de rééducation.
Pour en savoir plus sur le budget 2026 : Projet de loi de finances pour 2026.