Financer des actions d'information sur la santé sexuelle, le consentement et la lutte contre les violences
l'amendement n° 86 de M. Le Coq à l'article 5 et Etat B du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez ici sur le budget de l'État pour l'année 2026. Ce projet de loi fixe les dépenses et les recettes de l'État, notamment dans des domaines comme l'éducation, la santé ou la lutte contre les inégalités. L'amendement adopté concerne spécifiquement les moyens alloués à la sensibilisation et à l'information sur l'égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que sur la santé sexuelle.
L'amendement proposait de restaurer 700 000 euros de budget pour le programme dédié à l'égalité entre les femmes et les hommes. Ce budget devait financer des campagnes d'information et de sensibilisation, notamment sur le nouveau programme d'éducation à la vie affective et sexuelle (EVARS) et sur le consentement, introduit récemment dans la définition pénale du viol. Le gouvernement prévoyait initialement de réduire ce budget de près de 50 %.
L'amendement a été adopté. Cela signifie que le budget alloué à ces campagnes d'information et de sensibilisation sera augmenté de 700 000 euros pour 2026, évitant ainsi la baisse initialement prévue.
- Pour :
Les partisans de l'amendement ont souligné que ces campagnes sont essentielles pour informer les jeunes sur des sujets comme la santé sexuelle et le consentement. Ils ont rappelé que des enquêtes récentes montrent un manque de connaissances alarmant sur des questions comme la transmission du VIH ou les droits des femmes. Ils ont aussi insisté sur le fait que ces actions permettent de lutter contre les violences faites aux femmes et de promouvoir l'égalité.
- Contre :
Les opposants à l'amendement ont estimé que les contraintes budgétaires actuelles ne permettaient pas d'augmenter ces dépenses. Ils ont argué que d'autres priorités, comme la réduction du déficit public, devaient primer. Certains ont aussi considéré que les associations et les collectivités locales pouvaient prendre le relais pour financer ces actions de sensibilisation.
Cette décision impacte directement les jeunes, les femmes et les associations spécialisées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, ainsi que les acteurs de la santé publique chargés de mener ces campagnes d'information et de sensibilisation.
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