Financer ces recrutements en redéployant 25 millions d'euros prévus pour des places de prison vers les services d'insertion et de probation.
l'amendement n° 736 de M. Sitzenstuhl et les amendements identiques suivants à l'article 22 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez ici sur une partie du budget de l'État pour 2026. Ce projet de loi de finances décide des dépenses publiques, notamment pour les services qui accompagnent les personnes condamnées par la justice. L'amendement rejeté concernait spécifiquement les Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (SPIP), chargés d'aider les détenus ou les personnes sous contrôle judiciaire à se réinsérer dans la société.
L'amendement demandait de recruter 500 agents supplémentaires pour les SPIP dès 2025, en redirigeant 25 millions d'euros initialement prévus pour construire de nouvelles places de prison. Ces fonds auraient servi à créer un nouveau programme budgétaire dédié au recrutement de conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation (CPIP).
Cette mesure n'a pas été retenue. Le budget initial, qui ne prévoit pas ces recrutements, est donc maintenu.
- Pour :
Les partisans de l'amendement soulignaient que les SPIP sont en sous-effectif : chaque conseiller gère aujourd'hui entre 80 et 120 personnes, alors que les recommandations européennes fixent un maximum de 60. Ils estimaient que ce manque de moyens empêche un accompagnement efficace vers la réinsertion.
- Contre :
Les opposants à l'amendement n'ont pas exprimé d'arguments publics dans ce scrutin. Leur vote contre signifie qu'ils ont préféré conserver les crédits initialement alloués à la construction de places de prison plutôt que de les réaffecter aux SPIP.
Cette décision impacte directement les personnes condamnées à des peines en milieu ouvert (comme le sursis avec mise à l'épreuve) ou en sortie de prison, ainsi que les agents des SPIP, dont les conditions de travail dépendent des effectifs disponibles.