Porter le nombre de places d'hébergement à 213 000 en 2026, contre 203 000 prévues initialement
l'amendement n° 2002 de M. Maillot et l'amendement identique suivant après l'article 27 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous examinez un vote de l'Assemblée nationale sur le budget de l'État pour 2026. Ce vote portait sur un amendement visant à augmenter le financement de l'hébergement d'urgence pour les personnes sans abri ou en grande précarité. Le projet de loi de finances fixe chaque année les dépenses et recettes de l'État, y compris les budgets alloués aux services publics comme l'hébergement d'urgence.
L'amendement proposait d'ajouter 120 millions d'euros au budget de l'hébergement d'urgence en 2026. Concrètement, cela aurait permis de créer environ 10 000 places supplémentaires dans les centres d'hébergement ou les solutions d'urgence (hôtels sociaux, etc.). L'objectif était de porter le nombre total de places disponibles à 213 000, contre 203 000 prévues initialement. Ces fonds auraient été prélevés sur un autre programme budgétaire dédié à la politique de la ville, mais les auteurs de l'amendement demandaient au gouvernement de trouver une autre source de financement pour éviter cette ponction.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi de finances pour 2026 est donc maintenu, avec un budget de 80 millions d'euros supplémentaires pour l'hébergement d'urgence, au lieu des 120 millions proposés.
- Pour :
Les partisans de l'amendement soulignaient que les besoins en hébergement d'urgence augmentent chaque année, avec des milliers de demandes non satisfaites, notamment pour les familles avec enfants. Ils rappelaient que l'État a une obligation légale de garantir un hébergement à toute personne en situation de détresse.
- Contre :
Les opposants à l'amendement estimaient que le budget initial de 80 millions d'euros était suffisant ou que d'autres priorités budgétaires devaient être privilégiées. Certains contestaient aussi le prélèvement des fonds sur un autre programme, même si les auteurs de l'amendement demandaient au gouvernement de trouver une autre solution.
Cette décision impacte directement les personnes sans abri ou en grande précarité, notamment les familles avec enfants, qui dépendent des places d'hébergement d'urgence pour éviter de dormir dans la rue.