Transférer 170 millions d'euros pour couvrir la hausse de 1,7 % du RSA en 2025, imposée par l'État sans financement préalable
l'amendement n° 2331 de Mme Vignon après l'article 24 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez chaque année le budget de l'État à travers vos représentants. Ce vote concerne une modification du projet de loi de finances pour 2026, qui fixe les dépenses et recettes de l'État. Ici, les députés ont examiné une mesure liée au financement du revenu de solidarité active (RSA), une aide sociale versée aux personnes en difficulté financière.
Le RSA est en partie financé par les départements, des collectivités locales gérées par des conseils départementaux élus. Ces derniers alertent depuis plusieurs années sur le fait que l'État leur impose des dépenses supplémentaires sans leur donner les moyens de les assumer.
L'amendement proposé par Mme Vignon demandait que l'État compense intégralement aux départements le coût de la revalorisation du RSA en 2025. Cette revalorisation, décidée par le gouvernement pour tenir compte de l'inflation, représente un surcoût d'environ 170 millions d'euros pour les départements.
Concrètement, la mesure prévoyait de transférer 170 millions d'euros depuis une dotation existante de l'État vers un nouveau programme dédié, afin de couvrir ce surcoût.
L'amendement a été adopté par l'Assemblée nationale. Cela signifie que la compensation financière aux départements pour la revalorisation du RSA en 2025 entre en vigueur dans le projet de loi de finances pour 2026.
Cette décision impacte directement les conseils départementaux, qui gèrent le versement du RSA, ainsi que les bénéficiaires du RSA, dont le financement est désormais sécurisé pour 2025. Elle concerne également l'État, qui devra trouver les 170 millions d'euros pour financer cette compensation.