Transférer 500 millions d'euros pour que chaque spécialité soit proposée dans au moins la moitié des lycées généraux et technologiques.
l'amendement n° 157 de M. Pauget à l'article 30 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez chaque année le budget de l'État à travers le projet de loi de finances. Ce scrutin concerne une modification du budget 2026 pour l'éducation. Plus précisément, il s'agit d'augmenter les moyens financiers des lycées généraux et technologiques, afin de mieux répartir les enseignements proposés aux élèves.
Depuis 2019, les lycéens choisissent des spécialités (comme les sciences de l'ingénieur ou les arts) parmi 13 options possibles. Mais tous les lycées ne proposent pas les 13 spécialités, ce qui limite les choix des élèves selon leur lieu de résidence.
L'amendement adopté proposait de transférer 500 millions d'euros du budget de l'enseignement privé vers celui de l'enseignement public. L'objectif était d'assurer qu'aucune spécialité ne soit absente de plus de 50 % des lycées généraux et technologiques en France.
Cette mesure a été adoptée par l'Assemblée nationale. Cela signifie que le budget 2026 prévoit désormais ce transfert de 500 millions d'euros pour élargir l'offre de spécialités dans les lycées publics.
- Pour :
Les partisans de cette mesure estiment qu'elle permettra de réduire les inégalités territoriales. Aujourd'hui, certains lycéens doivent renoncer à une spécialité ou faire de longs trajets parce que leur lycée ne la propose pas.
Ils soulignent que les lycées des quartiers populaires sont souvent moins bien dotés en spécialités.
- Contre :
Les opposants à cet amendement critiquent le transfert de fonds depuis l'enseignement privé. Ils estiment que cela pourrait fragiliser les établissements privés, qui accueillent aussi des élèves.
Certains députés ont également demandé que le gouvernement compense cette ponction pour éviter un déséquilibre financier.
Cette décision impacte directement les lycéens des établissements publics, en particulier ceux des quartiers populaires, qui pourraient voir leur choix de spécialités élargi. Elle concerne aussi les établissements privés, dont le budget est réduit de 500 millions d'euros.
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