Permettre à l'Assurance maladie de négocier ou imposer une baisse des tarifs dans les secteurs où la rentabilité est jugée excessive, sans attendre l'accord du gouvernement.
l'amendement n° 667 de Mme Sandrine Rousseau à l'article 24 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (nouvelle lecture).
Dossier législatif
De financement de la sécurité sociale pour 2026
Vous allez découvrir une modification votée dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Ce budget fixe chaque année combien l’État dépense pour la santé, les retraites ou les allocations familiales. L’amendement adopté concerne spécifiquement les règles de financement des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT/MP), un volet qui touche les salariés et les entreprises.
L’amendement n° 667, porté par la députée Sandrine Rousseau, proposait de supprimer une exonération de cotisations sociales pour les entreprises dans certains cas d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. Aujourd’hui, ces exonérations réduisent le coût supporté par les employeurs quand un salarié est victime d’un accident lié à son travail. La mesure visait à rendre ces exonérations moins automatiques et à les conditionner à des critères plus stricts.
L’amendement a été adopté à une voix près (95 pour, 94 contre). Cela signifie que les entreprises ne bénéficieront plus systématiquement d’une réduction de cotisations en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Les règles seront désormais plus restrictives pour accéder à cette exonération.
Cette décision impacte directement les entreprises de tous secteurs, qui devront désormais payer des cotisations sociales plus élevées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Les salariés, eux, ne voient pas leurs droits modifiés, mais la mesure pourrait influencer les politiques de prévention en entreprise.
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