Dossier législatif
De finances pour 2026
Le projet de loi de finances pour 2026 définit le budget de l'État français pour l'année à venir — c'est-à-dire comment l'État collecte l'argent (impôts, taxes) et comment il le dépense dans les services publics comme l'éducation, la santé, ou les infrastructures. Lors de l'examen de ce budget à l'Assemblée nationale, le gouvernement a demandé à supprimer l'article 34 bis, qui prévoyait un examen prioritaire et accéléré d'une partie du texte. Concrètement, cet article permettait de traiter plus rapidement certains éléments du budget sans passer par tous les débats et amendements normaux.
Le 13 janvier 2026, les députés ont rejeté cette demande du gouvernement : 103 ont voté contre la suppression, 43 pour, et 86 se sont abstenus. Cela signifie que l'article 34 bis reste dans le projet de loi, et l'examen prioritaire qu'il prévoyait sera maintenu.
Les partisans de la suppression, dont Paul Christophe et Gabriel Attal, considéraient que cet examen accéléré était une procédure nécessaire pour permettre au gouvernement de faire avancer le budget de manière efficace, sans être bloqué par des débats parlementaires trop longs. De leur point de vue, cela aurait simplifié et accéléré l'adoption du budget. Les opposants à la suppression, parmi lesquels Raphaël Arnault et Jean-Pierre Bataille, estimaient au contraire que supprimer cet examen prioritaire aurait affaibli le contrôle parlementaire sur le budget : ils jugeaient important que tous les éléments du budget soient soumis à un débat équitable et complet, plutôt que certains passent par une voie express.
Ce vote concerne directement tous les citoyens français, puisque le budget de l'État définit quels services publics seront financés et à quel niveau en 2026. Le maintien de l'article 34 bis signifie que certaines dispositions du budget bénéficieront d'une procédure d'examen accéléré, tandis que d'autres suivront le processus standard de débat parlementaire.