Créer un plan d’action, un mécanisme d’alerte pour les professionnels et un indicateur de suivi des placements inadaptés.
l'amendement n° 79 de Mme Maximi après l'article premier de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).
Dossier législatif
L’intérêt des enfants
Vous examinez un vote sur une modification proposée dans le cadre d'une loi visant à mieux protéger les intérêts des enfants. Cette loi encadre les décisions qui concernent les mineurs, notamment en matière de protection sociale et d'accueil dans les structures dédiées, comme l'aide sociale à l'enfance (ASE). L'amendement rejeté portait spécifiquement sur les situations de suroccupation des établissements accueillant des enfants confiés à l'ASE.
L'amendement suggérait d'obliger chaque département à créer un plan d'action pour prévenir et gérer les situations d'engorgement dans les structures de protection de l'enfance. Concrètement, cela aurait impliqué :
- L'élaboration d'un plan départemental avec l'État pour anticiper les dépassements de capacité.
- La mise en place d'un mécanisme d'alerte confidentiel pour les professionnels, leur permettant de signaler les situations d'engorgement sans crainte de représailles.
- La création d'un indicateur de suivi pour identifier les enfants placés dans des structures inadaptées (par exemple, des mineurs hébergés dans des lieux non prévus pour eux ou avec des groupes d'âge différents).
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial de la proposition de loi est maintenu sans ces dispositions.
Cette décision impacte directement les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE), ainsi que les professionnels travaillant dans ces structures (éducateurs, assistants familiaux, etc.). Les départements ne seront pas tenus de mettre en place ces plans d'action ou mécanismes d'alerte spécifiques.
Pour en savoir plus sur la loi : L’intérêt des enfants.
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