La France participe régulièrement aux débats européens sur des questions de politique internationale, notamment la situation dans des pays comme la Turquie. En février 2026, les députés français ont été appelés à voter sur une proposition demandant à l'Union européenne et à ses États membres de réaffirmer leur soutien aux principes démocratiques, aux libertés publiques et à l'indépendance des tribunaux en Turquie. Cette proposition venait du Parlement européen et visait à encourager une position commune des pays européens face aux développements politiques et institutionnels en Turquie.
L'amendement présenté par Mme Chikirou proposait de renforcer le texte initial en insistant davantage sur la préservation des principes démocratiques et de l'État de droit turc, complétant ainsi la résolution européenne existante. Concrètement, cet amendement aurait modifié légèrement la formulation du texte que les députés français soutiendraient auprès de leurs partenaires européens.
Le 4 février 2026, ce texte modifié a été rejeté par l'Assemblée nationale : seuls 19 députés ont voté en sa faveur, tandis que 47 s'y sont opposés et 44 se sont abstenus. Cela signifie que la proposition initiale sans les modifications proposées par Mme Chikirou reste le texte de référence pour la position française.
Les députés ayant soutenu l'amendement, comme Thomas Portes et Laurent Alexandre, considéraient que le renforcement de ces dispositions correspondait aux valeurs françaises en matière de démocratie et de respect de l'État de droit, et qu'il était utile de clarifier l'engagement européen sur cette question. En revanche, les opposants tels que Éric Woerth et Agnès Pannier-Runacher estimaient que la résolution initiale était suffisante et que cet amendement pouvait compliquer les relations diplomatiques avec la Turquie ou que les formulations existantes couvraient déjà adéquatement les préoccupations en matière de démocratie et de libertés.
Cette décision concerne surtout la position affichée par la France dans les débats internationaux et européens. Elle ne change pas directement la loi française, mais elle reflète comment la France choisit d'exprimer sa position sur des questions de politique étrangère aux côtés de ses partenaires européens.