Dossier législatif
Empêcher la constitution de monopoles économiques dans les secteurs des médias
Vous écoutez la radio, vous lisez un journal, vous regardez la télévision ou consulter un site d'information en ligne : toutes ces sources d'actualité peuvent appartenir à quelques grandes entreprises. La question que se pose le Parlement, c'est de savoir comment empêcher qu'une seule personne ou une seule grande entreprise ne contrôle trop de médias à la fois. Quand une même entreprise possède plusieurs canaux d'information, il existe un risque que l'information que vous recevez soit filtrée ou orientée selon les intérêts commerciaux ou politiques de cette entreprise. C'est pourquoi une proposition de loi a été déposée pour empêcher la constitution de monopoles économiques dans les secteurs des médias.
Cette proposition de loi prévoit plusieurs mesures de régulation : interdire à une même personne ou entité de détenir plus de 50% du capital ou des droits de vote dans plusieurs entreprises de médias, obliger les grands groupes médiatiques à publier régulièrement des informations sur qui les possède et comment ils sont dirigés, et renforcer les pouvoirs du régulateur des médias pour surveiller et sanctionner les regroupements excessifs.
L'amendement n° 31 de M. Tryzna proposait une modification spécifique à cette première partie de la loi (appelée article premier). Cet amendement a été rejeté par 95 voix contre 68 lors du vote du 12 février 2026 à l'Assemblée nationale. Cela signifie que la version modifiée que proposait M. Tryzna n'a pas été retenue, et le texte initial reste en vigueur tel qu'il est formulé.
Les députés qui se sont opposés à cet amendement considéraient que les mesures déjà prévues par la loi — en particulier l'interdiction de dépasser 50% du capital dans plusieurs entreprises médiatiques — constituaient une protection suffisante contre les monopoles. Ils estimaient que modifier cette approche aurait pu la compliquer ou l'affaiblir. À l'inverse, les 68 députés qui ont voté pour l'amendement, dont M. Tryzna lui-même, pensaient probablement que des changements spécifiques étaient nécessaires pour renforcer la régulation ou pour clarifier les règles applicables au secteur médiatique.
Vous êtes concernés par cette décision si vous consommez régulièrement des informations via la radio, la télévision, la presse écrite ou en ligne, ou si vous êtes actionnaire ou salarié dans une entreprise de médias. Plus largement, cette votation reflète les choix du Parlement sur le degré de régulation que doit exercer l'État pour garantir la pluralité de l'information dans la démocratie.