Dossier législatif
Fin de vie
Vous examinez une proposition de loi qui encadre l'aide à mourir, aussi appelée euthanasie ou assistance au suicide**. Cette loi vise à définir les conditions légales pour permettre à une personne en fin de vie de choisir sa mort, avec l'accompagnement médical. Le texte est en cours de discussion pour la deuxième fois à l'Assemblée nationale.
Cette proposition de loi traite aussi des directives anticipées, c'est-à-dire des documents où une personne écrit à l'avance ses volontés sur les soins qu'elle souhaite ou non recevoir en fin de vie. Plus d'informations sur le dossier législatif.
L'amendement n° 2109, déposé par le député M. Bentz, proposait de modifier l'article 2 de la loi. Cet article pose les bases légales pour accéder à l'aide à mourir : qui peut en bénéficier, dans quelles conditions, et sous quel contrôle médical.
La mesure clé proposée par cet amendement était d'ajouter une condition supplémentaire pour accéder à l'aide à mourir : la personne devait avoir exprimé sa demande de manière répétée sur une période minimale, et non plus seulement une fois. Le texte initial ne précisait pas cette répétition.
L'amendement a été rejeté (49 voix pour, 85 contre, 8 abstentions). Cela signifie que la version initiale de l'article 2 est maintenue : la demande d'aide à mourir peut être formulée une seule fois, sans obligation de répétition.
Cette décision impacte directement les personnes en fin de vie qui souhaitent recourir à l'aide à mourir, ainsi que leurs proches et les équipes médicales qui les accompagnent. Les conditions pour accéder à cette aide restent inchangées par rapport au texte initial.
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