L'Assemblée nationale a rejeté un amendement proposé par Mme Hamelet concernant la loi sur l'aide à mourir. Cet amendement visait à modifier l'article 2 du texte, mais n'a pas obtenu suffisamment de votes pour être accepté.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (une modification) à la loi sur le droit à l'aide à mourir, examinée pour la deuxième fois à l'Assemblée
• L'amendement a été rejeté : 73 députés ont voté contre, 57 pour, et 4 se sont abstenus
• Moins de la moitié des députés ont soutenu cette modification, ce qui explique son rejet
• Le texte principal de la loi continue son examen sans cette modification proposée par Mme Hamelet
La proposition de loi examinée porte sur le droit à l'aide à mourir en France — c'est-à-dire sur les conditions légales et la procédure permettant à une personne gravement malade de recevoir une aide pour mourir, qu'il s'agisse de l'administration de médicaments ou de l'arrêt des traitements de maintien en vie. Cette question touche des enjeux fondamentaux : le respect de l'autonomie des personnes face à la maladie, le rôle des médecins, et les protections légales pour éviter les abus.
L'amendement n° 419 présenté par Mme Hamelet concernait une modification spécifique à l'article 2 du texte. Cet article porte sur les conditions générales qui définissent qui peut accéder à l'aide à mourir et dans quels délais cette aide peut être accordée. Bien que les données disponibles ne précisent pas le détail exact de la modification proposée, l'amendement visait à transformer l'une de ces conditions ou procédures.
Cet amendement a été rejeté le 19 février 2026 lors du vote à l'Assemblée nationale. Avec 73 votes contre, 57 pour et 4 abstentions, la majorité des députés n'a pas soutenu cette modification. Cela signifie que la version initiale de l'article 2 reste inchangée, et le texte de la loi continue son examen sans cette proposition.
Les partisans de l'amendement considéraient probablement que la modification proposée était nécessaire pour mieux encadrer l'accès à l'aide à mourir — soit en élargissant les conditions d'accès pour respecter davantage l'autonomie des personnes, soit au contraire en les renforçant pour des raisons de sécurité juridique. À l'inverse, les opposants ont estimé que les conditions actuelles prévues par l'article 2 étaient adéquates, ou que la modification proposée risquait de créer des problèmes — soit en ouvrant la loi à des situations non souhaitées, soit au contraire en la restreignant de façon trop importante. Le vote relativement serré (73 contre 57) montre une véritable divergence au sein de l'hémicycle sur ce sujet.
Sont directement concernées par cette décision les personnes atteintes de maladies graves et incurables, ainsi que les professionnels de santé (médecins, infirmiers) qui encadrent l'accompagnement en fin de vie. De manière plus large, tous les citoyens sont concernés par la définition légale du droit à l'aide à mourir, puisqu'elle peut affecter les choix médicaux qu'ils feront à titre personnel en cas de maladie grave.
Pour approfondir votre compréhension de ce sujet complexe, vous pouvez consulter le dossier législatif complet sur la fin de vie, qui vous permettra de voir l'ensemble des articles discutés et les autres amendements examinés sur cette question.
Dossier législatif
Fin de vie

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Anchya Bamana
RN

Romain Baubry
RN

Thibault Bazin
DR

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Sophie Blanc
RN

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Xavier Breton
DR

Blandine Brocard
DEM

Pierre-Henri Carbonnel
UDR

Élisabeth de Maistre
DR

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicolas Dragon
RN

Alexandre Dufosset
RN

Lionel Duparay
DR

Olivier Fayssat
UDR

Thierry Frappé
RN

Frank Giletti
RN

Yoann Gillet
RN

Christian Girard
RN

Florence Goulet
RN

Justine Gruet
DR

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Timothée Houssin
RN

Sébastien Humbert
RN

Cyrille Isaac-Sibille
DEM

Florence Joubert
RN

Philippe Juvin
DR

Robert Le Bourgeois
RN

Gisèle Lelouis
RN

Bartolomé Lenoir
UDR

Marie-France Lorho
RN

Philippe Lottiaux
RN

David Magnier
RN

Hanane Mansouri
UDR

Claire Marais-Beuil
RN

Pascal Markowsky
RN

Patrice Martin
RN

Kévin Mauvieux
RN

Thibaut Monnier
RN

Louise Morel
DEM

Lisette Pollet
RN

Julien Rancoule
RN

Matthias Renault
RN

Joseph Rivière
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Alexandre Sabatou
RN

Anne Sicard
RN

Liliana Tanguy
EPR

Sabine Thillaye
DEM

Annie Vidal
EPR

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Marie-José Allemand
SOC

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Pieyre-Alexandre Anglade
EPR

Marie-Noëlle Battistel
SOC

Arnaud Bonnet
ECOS

Éric Bothorel
EPR

Mickaël Bouloux
SOC

Bertrand Bouyx
HOR

Anthony Brosse
EPR

Françoise Buffet
EPR

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Colette Capdevielle
SOC

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Jean-René Cazeneuve
EPR

Constance de Pélichy
LIOT

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Julie Delpech
EPR

Dieynaba Diop
SOC

Fanny Dombre Coste
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Karen Erodi
LFI-NFP

Sophie Errante
NI

Olivier Falorni
DEM

Denis Fégné
SOC

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Agnès Firmin Le Bodo
HOR

Jean-Luc Fugit
EPR

Guillaume Garot
SOC

Océane Godard
SOC

Ayda Hadizadeh
SOC

Chantal Jourdan
SOC

Marietta Karamanli
SOC

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Julie Laernoes
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Maxime Laisney
LFI-NFP

Michel Lauzzana
EPR

Didier Le Gac
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Gérard Leseul
SOC

Brigitte Liso
EPR

Lise Magnier
HOR

Bastien Marchive
EPR

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Estelle Mercier
SOC

Frédérique Meunier
DR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Agnès Pannier-Runacher
EPR

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Anna Pic
SOC

René Pilato
LFI-NFP

Béatrice Piron
HOR

Claudia Rouaux
SOC

Sandrine Rousseau
ECOS

Aurélien Rousseau
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Eva Sas
ECOS

Arnaud Simion
SOC

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Frédéric Valletoux
HOR

Philippe Vigier
DEM

Dominique Voynet
ECOS

Lionel Vuibert
NI
Aucun député