L'Assemblée nationale a approuvé l'article 4 d'une loi sur le droit à l'aide à mourir lors de son deuxième examen. Cet article a été voté favorablement par 55 députés contre 31, sans abstention.
Points clés :
• Il s'agit d'une deuxième lecture : le texte a déjà été débattu une première fois et revient pour ajustements avant adoption finale
• L'article 4 porte sur des dispositions précises du droit à l'aide à mourir (fin de vie assistée), une question éthique et médicale majeure
• La majorité est claire : 64% des députés présents ont voté pour (55 sur 86), montrant un consensus relatif sur cet article spécifique
• Aucun député n'a choisi l'abstention, indiquant que chacun s'est positionné clairement pour ou contre ce vote
La France débat depuis plusieurs années de la question de la fin de vie : faut-il permettre aux personnes souffrant gravement de recevoir une aide pour mourir ? Cette proposition de loi en 2026 vise à clarifier et encadrer les conditions dans lesquelles cela pourrait se faire. Vous êtes ici face au vote sur l'article 4 de ce texte, qui porte sur les dispositions précises encadrant le droit à l'aide à mourir — c'est-à-dire les conditions que doivent remplir les personnes, les démarches administratives et médicales à suivre, et le rôle des professionnels de santé.
L'article 4 proposait une définition et un encadrement spécifique des conditions permettant à une personne de demander et de recevoir cette aide. Il fixait notamment les critères que les patients doivent satisfaire, les vérifications que les médecins doivent effectuer, et les délais à respecter avant qu'une telle demande ne puisse être mise en œuvre.
Cette disposition a été approuvée par l'Assemblée nationale : 55 députés ont voté pour, 31 contre. Cela signifie que cette partie du texte a reçu l'aval du Parlement et pourra progresser vers les étapes suivantes du processus législatif. Vous pouvez consulter le dossier complet sur la fin de vie pour mieux comprendre l'ensemble de cette loi.
Les partisans de cet article arguaient que cette disposition était nécessaire pour offrir une option légale et encadrée à ceux qui souffrent de façon insupportable, que ce soit du fait d'une maladie grave ou d'une situation de handicap lourd. Selon eux, clarifier les conditions et responsabilités médicales protège à la fois les patients — en garantissant qu'une réelle volonté est exprimée — et les médecins — en leur donnant des règles précises à suivre. Parmi les députés ayant voté pour, on retrouve Raphaël Arnault et Olivier Falorni.
Les opposants soulevaient des préoccupations différentes : ils considéraient que cette mesure risquait de modifier l'équilibre du système médical français en mettant en avant l'aide à mourir plutôt que l'accompagnement palliatif — c'est-à-dire les soins visant à soulager la douleur sans accélérer la mort. Ils s'inquiétaient également de possibles dérives ou d'une pression exercée sur les patients vulnérables. Des députés comme Philippe Juvin et Lisette Pollet se sont opposés au texte, estimant qu'il fallait d'abord développer les alternatives palliatives.
Cette décision concerne directement toute personne en fin de vie confrontée à une souffrance extrême, ainsi que les professionnels de santé qui auront à mettre en œuvre ces règles dans leurs établissements.
Vous pouvez également explorer les amendements votés sur ce sujet pour suivre les ajustements apportés au texte lors de cette deuxième lecture.
Dossier législatif
Fin de vie

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Marie-José Allemand
SOC

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Léa Balage El Mariky
ECOS

Fabrice Barusseau
SOC

Édouard Bénard
GDR

Arnaud Bonnet
ECOS

Mickaël Bouloux
SOC

Anthony Brosse
EPR

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Constance de Pélichy
LIOT

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Karen Erodi
LFI-NFP

Sophie Errante
NI

Olivier Falorni
DEM

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Agnès Firmin Le Bodo
HOR

Thierry Frappé
RN

Perceval Gaillard
LFI-NFP

Camille Galliard-Minier
EPR

Océane Godard
SOC

Pascale Got
SOC

Steevy Gustave
ECOS

Ayda Hadizadeh
SOC

Jérémie Iordanoff
ECOS

Chantal Jourdan
SOC

Marietta Karamanli
SOC

Andy Kerbrat
LFI-NFP

Maxime Laisney
LFI-NFP

Michel Lauzzana
EPR

Didier Le Gac
EPR

Christine Le Nabour
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Lise Magnier
HOR

Bastien Marchive
EPR

Paul Midy
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Anna Pic
SOC

René Pilato
LFI-NFP

Christine Pirès Beaune
SOC

Marie Récalde
SOC

Sandrine Rousseau
ECOS

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Nicolas Sansu
GDR

Danielle Simonnet
ECOS

Frédéric Valletoux
HOR

Corinne Vignon
EPR

Dominique Voynet
ECOS

Thibault Bazin
DR

Valérie Bazin-Malgras
DR

Benoît Blanchard
HOR

Matthieu Bloch
UDR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Caroline Colombier
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Lionel Duparay
DR

Frank Giletti
RN

Justine Gruet
DR

Marine Hamelet
RN

Sébastien Huyghe
EPR

Philippe Juvin
DR

Robert Le Bourgeois
RN

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Pascal Markowsky
RN

Patrice Martin
RN

Christelle Minard
DR

Lisette Pollet
RN

Catherine Rimbert
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Annie Vidal
EPR

Frédéric Weber
RN
Aucun député
Aucun député