L'Assemblée nationale a approuvé l'article 13 d'une loi sur le droit à l'aide à mourir. Ce vote représente une étape importante du projet de loi qui revient pour une deuxième lecture au Parlement.
Points clés :
• L'article 13 concerne les conditions et modalités du droit à l'aide à mourir dans le cadre de cette proposition de loi
• Le vote est adopté avec 80 voix pour et 60 contre (3 abstentions), montrant une majorité mais pas un consensus large
• Il s'agit d'une deuxième lecture, ce qui signifie que le texte a déjà été examiné une première fois et revient pour ajustements
• Ce sujet divise l'Assemblée nationale : seul 56% des votants soutient cet article, reflétant les positions variées sur cette question éthique sensible
Cette proposition de loi porte sur la possibilité pour une personne en fin de vie de recevoir une aide médicale pour mourir, une question qui suscite des débats éthiques, religieux et médicaux importants en France.
L'article 13 de cette proposition de loi définit les conditions et les modalités concrètes selon lesquelles une personne pourrait accéder à cette aide à mourir — c'est-à-dire les étapes qu'elle devrait suivre, les délais à respecter, les vérifications médicales à effectuer, ou encore le rôle des professionnels de santé dans ce processus. Cet article constitue l'un des éléments fondamentaux du texte puisqu'il encadre la manière dont cette aide serait concrètement mise en œuvre.
Le 23 février 2026, l'Assemblée nationale a approuvé cet article 13 lors de la deuxième lecture du projet de loi. Le vote s'est déroulé ainsi : 80 députés ont voté pour, 60 contre, et 3 se sont abstenus. Cela signifie que l'article a été retenu et poursuit son parcours législatif — il fera partie du texte de loi soumis aux votes suivants et, si l'ensemble de la proposition de loi est adoptée, ces conditions et modalités entreraient en vigueur.
Parmi les raisons avancées par les partisans de cet article, on retrouve l'argument que la reconnaissance légale d'une aide à mourir respecterait la liberté et la dignité de la personne en fin de vie, qui pourrait ainsi choisir le moment et les circonstances de sa mort plutôt que de subir une agonie prolongée. Ils soutiennent également que l'encadrement légal de cette pratique — plutôt que de la laisser se faire dans l'ombre — permettrait de mieux protéger les patients par des vérifications rigoureuses et d'éviter les dérives. De plus, ils font valoir que plusieurs démocraties voisines (Belgique, Pays-Bas, Suisse) ont légalisé cette aide sans que cela n'entraîne les catastrophes redoutées, et que les sondages montrent qu'une majorité de Français soutient cette mesure.
Les opposants à cet article soulèvent des objections différentes. Certains considèrent que permettre une aide à mourir modifierait le rôle fondamental de la médecine, qui serait de soigner et de soulager, pas de provoquer la mort, même avec consentement. Ils craignent également que cette possibilité, même strictement encadrée, crée une pression implicite sur les personnes âgées, malades ou en situation de détresse économique — celles qui pourraient se sentir un fardeau pour leur famille ou la société. D'autres enfin invoquent des convictions religieuses ou morales selon lesquelles la vie ne doit pas être interrompue volontairement. Certains opposants soutiennent également qu'il serait préférable d'investir massivement dans les soins palliatifs et l'accompagnement plutôt que de légaliser une aide à mourir.
Vous pouvez consulter le dossier législatif complet sur la fin de vie pour comprendre le contexte plus large de ce débat.
Cette décision concerne directement les personnes en fin de vie qui pourraient, selon les conditions définies par cet article, accéder légalement à une aide à mourir, ainsi que leurs proches, les professionnels de santé (médecins, infirmiers, personnels d'hôpital) qui seraient chargés de mettre en œuvre cette procédure, et plus largement toute personne confrontée à des questions de fin de vie et d'accompagnement médical. Le vote adopté montre une majorité parlementaire en faveur de cette approche, même si la division (80 pour, 60 contre) indique que cette question reste clivante parmi les élus.
Dossier législatif
Fin de vie

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Marie-José Allemand
SOC

Gabriel Amard
LFI-NFP

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Léa Balage El Mariky
ECOS

Erwan Balanant
DEM

Géraldine Bannier
DEM

Fabrice Barusseau
SOC

Jean-Pierre Bataille
LIOT

Élisabeth Borne
EPR

Mickaël Bouloux
SOC

Anthony Brosse
EPR

Céline Calvez
EPR

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Jean-François Coulomme
LFI-NFP

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Dieynaba Diop
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Peio Dufau
SOC

Alexandre Dufosset
RN

Stella Dupont
NI

Karen Erodi
LFI-NFP

Sophie Errante
NI

Olivier Falorni
DEM

Denis Fégné
SOC

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Alix Fruchon
DR

Océane Godard
SOC

Perrine Goulet
DEM

Frantz Gumbs
DEM

Steevy Gustave
ECOS

Ayda Hadizadeh
SOC

Pierre Henriet
HOR

Sacha Houlié
SOC

Alexis Jolly
RN

Chantal Jourdan
SOC

Maxime Laisney
LFI-NFP

Michel Lauzzana
EPR

Didier Le Gac
EPR

Annaïg Le Meur
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Claire Lejeune
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Delphine Lingemann
DEM

Brigitte Liso
EPR

Lise Magnier
HOR

Bastien Marchive
EPR

Christophe Marion
EPR

Laurent Mazaury
LIOT

Estelle Mercier
SOC

Nicolas Metzdorf
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Philippe Naillet
SOC

Jacques Oberti
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

René Pilato
LFI-NFP

Béatrice Piron
HOR

Thomas Portes
LFI-NFP

Pierre Pribetich
SOC

Valérie Rossi
SOC

Sandrine Rousseau
ECOS

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Arnaud Saint-Martin
LFI-NFP

Hervé Saulignac
SOC

Arnaud Simion
SOC

Bertrand Sorre
EPR

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

David Taupiac
LIOT

Prisca Thevenot
EPR

Frédéric Valletoux
HOR

Philippe Vigier
DEM

Corinne Vignon
EPR

Dominique Voynet
ECOS

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Anchya Bamana
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Benoît Blanchard
HOR

Anne-Laure Blin
DR

Matthieu Bloch
UDR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Jorys Bovet
RN

Xavier Breton
DR

Marc Chavent
UDR

Jocelyn Dessigny
RN

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicolas Dragon
RN

Lionel Duparay
DR

Frédéric Falcon
RN

Thierry Frappé
RN

Christian Girard
RN

Florence Goulet
RN

Monique Griseti
RN

Justine Gruet
DR

Julien Guibert
RN

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Sébastien Humbert
RN

Sébastien Huyghe
EPR

Sylvie Josserand
RN

Florence Joubert
RN

Philippe Juvin
DR

Thomas Lam
HOR

Gisèle Lelouis
RN

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Hanane Mansouri
UDR

Claire Marais-Beuil
RN

Pascal Markowsky
RN

Michèle Martinez
RN

Pierre Meurin
RN

Christelle Minard
DR

Thibaut Monnier
RN

Serge Muller
RN

Jérôme Nury
DR

Astrid Panosyan-Bouvet
EPR

Maud Petit
DEM

Lisette Pollet
RN

Dominique Potier
SOC

Sophie Ricourt Vaginay
UDR

Catherine Rimbert
RN

Laurence Robert-Dehault
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Emeric Salmon
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Emmanuel Taché
RN

Frédéric Weber
RN
Aucun député