Les députés ont rejeté une modification proposée par M. Boyard concernant l'examen des dossiers de fraude sociale et fiscale. Cet amendement, présenté lors de l'examen d'un projet de loi sur la lutte contre les fraudes, n'a pas obtenu la majorité des votes.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (une modification) proposé par le député Boyard à un projet de loi visant à mieux combattre les fraudes sociales et fiscales
• Le vote a eu lieu à l'Assemblée nationale le 26 février 2026 : 19 votes contre l'amendement, 16 votes pour, et 2 abstentions
• L'amendement a été rejeté car il n'a pas réuni la majorité nécessaire (il aurait fallu au moins 19 votes pour)
• Cet amendement concernait l'ordre de priorité d'examen de certains dossiers liés aux fraudes (article 17 bis du projet de loi)
Le contexte de ce vote concerne le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui vise à améliorer la détection et la sanction des personnes qui dissimulent des revenus ou exploitent indûment les allocations sociales. Ce projet comprend plusieurs dispositions pour renforcer les échanges d'informations entre les administrations, augmenter les pénalités et mieux protéger ceux qui signalent des fraudes.
L'amendement proposé par Louis Boyard portait sur la partie du projet de loi concernant l'ordre de priorité d'examen des dossiers de fraude sociale et fiscale. Cet amendement visait à modifier la façon dont les administrations classent et traitent les dossiers suspects, en rendant certains examens prioritaires par rapport à d'autres selon des critères que l'amendement entendait introduire.
Cet amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale le 26 février 2026 : 16 députés ont voté en sa faveur, 19 ont voté contre, et 2 se sont abstenus. Le texte initial du projet de loi est donc maintenu sur ce point, sans modification des critères de priorité d'examen proposée par l'amendement.
Les partisans de cet amendement, dont faisaient partie Antoine Léaument et Bastien Lachaud, estimaient que la modification proposée aurait permis de traiter plus rapidement les dossiers les plus importants ou les plus clairs, afin de récupérer davantage de ressources financières et de sanctionner plus efficacement les fraudeurs. À l'inverse, les opposants comme Jocelyn Dessigny et Benoît Blanchard considéraient que le système existant ou proposé dans le projet de loi initial était suffisant, ou qu'une modification de cet ordre risquait de compliquer l'administration de la lutte contre les fraudes plutôt que de l'améliorer.
Cette décision concerne directement les administrations fiscales et sociales qui examinera les dossiers suspects, ainsi que les personnes soupçonnées de fraude, dont le dossier sera traité selon les critères prévus dans le projet de loi sans modification apportée par cet amendement.
Vous pouvez consulter d'autres scrutins relatifs à ce même projet de loi, comme l'amendement n° 217 de Mme Lebon, l'amendement n° 481 de M. Labaronne, ou l'amendement n° 218 de M. Monnet.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Louis Boyard
LFI-NFP

Denis Fégné
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Arnaud Le Gall
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Jacques Oberti
SOC

Stéphane Peu
GDR

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Céline Thiébault-Martinez
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Benoît Blanchard
HOR

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Marine Hamelet
RN

Pierre Henriet
HOR

Patrick Hetzel
DR

Catherine Ibled
EPR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Nicolas Metzdorf
EPR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Anaïs Sabatini
RN

Annie Vidal
EPR
Aucun député