Obliger les chambres d'agriculture à informer aussi les organisations professionnelles des projets réduisant les surfaces de productions sous signe de qualité.
l'amendement n° 14 de Mme Marais-Beuil à l'article 1er bis de la proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire et à sécuriser l'exercice des activités agricoles face au changement climatique (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique
Vous examinez un vote sur une proposition de loi qui cherche à donner plus de poids aux agriculteurs dans les décisions d’aménagement du territoire. Ce texte vise aussi à les aider à faire face aux effets du changement climatique sur leurs activités. L’amendement rejeté portait sur l’obligation d’informer les acteurs agricoles des projets d’urbanisme ou d’aménagement qui pourraient réduire les surfaces agricoles, notamment celles dédiées à des produits sous label de qualité (comme les AOP ou les IGP).
L’amendement visait à ajouter les organisations professionnelles agricoles à la liste des acteurs devant être informés par les chambres d’agriculture. Aujourd’hui, la loi impose déjà d’informer un organisme spécifique chargé de la défense des produits sous signe de qualité. La mesure proposée aurait élargi cette obligation aux syndicats et autres structures représentant les agriculteurs, pour garantir que tous les acteurs concernés soient au courant des projets pouvant impacter leurs terres.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial est maintenu : seules les chambres d’agriculture devront informer l’organisme de défense et de gestion des produits sous signe de qualité, sans obligation d’informer les organisations professionnelles agricoles.
Cette décision impacte directement les organisations professionnelles agricoles (syndicats, fédérations, etc.), qui ne seront pas systématiquement informées des projets d’aménagement ou d’urbanisme susceptibles de réduire les surfaces agricoles dédiées aux productions sous signe de qualité. Les agriculteurs eux-mêmes pourraient être indirectement concernés, s’ils comptent sur ces organisations pour être tenus au courant des évolutions de leur territoire.
Pour en savoir plus sur le texte global : Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique.
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