Ajouter la domination coloniale comme critère de contrainte pour les restitutions de biens culturels, même sans illégalité formelle à l'époque
l'amendement n° 12 de Mme Taillé-Polian à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).
Dossier législatif
La restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en...
Vous votez sur une loi qui organise le retour d’objets culturels (statues, tableaux, manuscrits, etc.) à des pays étrangers. Ces objets doivent avoir été pris de manière illégale, par exemple pendant une guerre ou une occupation. Le projet de loi initial prévoit déjà de rendre ces biens, mais un amendement voulait élargir les cas concernés.
Pour comprendre le débat, sachez que ces restitutions visent à corriger des injustices historiques, comme le pillage pendant la colonisation ou l’esclavage. Le texte initial se limite aux biens pris illégalement selon les lois de l’époque. Plus de détails sur le projet de loi.
L’amendement n° 12 de Mme Taillé-Polian proposait d’ajouter une nouvelle raison pour rendre un bien culturel : les cas où l’objet a été pris dans un contexte d’esclavage ou de colonisation, même si cela n’était pas illégal à l’époque. Par exemple, des objets rapportés par des colons ou des négriers pourraient être concernés.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que seuls les biens pris illégalement selon les lois de l’époque pourront être restitués. Les objets liés à l’esclavage ou à la colonisation, mais acquis légalement à l’époque, ne seront pas concernés par cette loi.
Cette décision impacte directement les pays qui réclament des biens culturels liés à l’esclavage ou à la colonisation, ainsi que les musées français qui détiennent ces objets.
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