Dossier législatif
La restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en...
Vous examinez un vote sur un amendement lié à la loi de programmation militaire 2024-2030, qui fixe les budgets et les priorités stratégiques de l’armée française pour les six prochaines années. Ce texte détermine, par exemple, combien d’argent sera alloué aux équipements, aux effectifs ou aux missions à l’étranger. L’amendement rejeté proposait une modification des orientations initiales du projet.
L’amendement n° 524, porté par le député Laurent Limongi, visait à intégrer explicitement la question des restitutions de biens culturels dans les priorités de la défense nationale. Concrètement, il suggérait d’ajouter un volet dédié à la protection et à la récupération des œuvres d’art ou objets historiques illicitement détenus par la France, en lien avec le projet de loi sur la restitution de biens culturels.
Cet amendement a été rejeté par 69 voix contre 42. Cela signifie que la loi de programmation militaire conserve sa version initiale, sans référence spécifique aux restitutions de biens culturels.
Cette décision impacte principalement les institutions culturelles françaises (musées, archives) et les pays demandeurs de restitutions, car le sujet des biens culturels spoliés reste traité en dehors du cadre militaire. Les armées françaises, elles, conservent leurs missions actuelles sans extension vers ce domaine.
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