La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement pourrait bloquer ou suspendre un traitement de données sans validation du Premier ministre.
l'amendement n° 316 (rect.) de M. Iordanoff à l'article 18 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Vous examinez un vote sur une modification du projet de loi qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Ce projet de loi concerne aussi les règles encadrant les techniques de surveillance utilisées par les services de renseignement. L’amendement rejeté portait sur le contrôle de ces techniques, notamment les traitements automatisés de données (comme la collecte massive d’informations).
L’amendement visait à donner à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) un pouvoir d’autorisation préalable pour les traitements automatisés de données par les services de renseignement. Aujourd’hui, la CNCTR ne rend qu’un avis consultatif : c’est le Premier ministre qui prend la décision finale. Avec cet amendement, la CNCTR aurait pu refuser ou autoriser directement ces traitements. En cas de silence de sa part, la demande aurait été considérée comme rejetée. L’amendement prévoyait aussi que la CNCTR puisse suspendre ou mettre fin à un traitement si elle constatait une utilisation irrégulière.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial est maintenu : la CNCTR conserve un rôle consultatif, et le Premier ministre garde le pouvoir de décision finale.
Cette décision impacte directement les services de renseignement français, ainsi que les citoyens dont les données pourraient être collectées dans le cadre de ces traitements automatisés. Le cadre juridique actuel reste inchangé pour ces techniques de surveillance.
Aucun groupe