Ne pas permettre au ministre de modifier l'organisation du système de santé sans cadre précis lors d'une alerte de sécurité nationale.
l'amendement n° 348 de Mme Catherine Hervieu et l'amendement identique suivant à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositio...
Vous examinez un vote sur un amendement lié à la loi qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Cette loi inclut aussi des règles sur la gestion des crises, comme une situation d’urgence nationale. L’amendement portait sur les pouvoirs du ministre de la Santé en cas de crise sanitaire grave.
L’amendement demandait de supprimer la possibilité pour le ministre de la Santé de prendre des mesures exceptionnelles pour réorganiser le système de soins en cas d’état d’alerte de sécurité nationale. Ces mesures pourraient concerner, par exemple, la réquisition d’hôpitaux ou la modification des règles de fonctionnement des établissements de santé. Les auteurs de l’amendement estimaient que ces pouvoirs étaient déjà couverts par une loi existante (l’article L. 3131-1 du code de la santé publique).
L’amendement a été rejeté. Cela signifie que le texte initial est maintenu : le ministre de la Santé conserve la possibilité de prescrire des mesures relatives à l’organisation et au fonctionnement du système de soins en cas d’état d’alerte de sécurité nationale.
Cette décision impacte directement le ministre de la Santé, les établissements de soins (hôpitaux, cliniques) et les professionnels de santé, qui pourraient être soumis à des règles modifiées en cas d’état d’alerte de sécurité nationale.