Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Ce vote concerne un projet de loi présenté comme une réponse urgente aux difficultés du secteur agricole. Il vise à mettre en place des mesures temporaires pour aider les agriculteurs face à des crises comme les sécheresses, les inondations ou les baisses brutales de prix. Le texte aborde aussi la question de la souveraineté alimentaire, c’est-à-dire la capacité de la France à produire elle-même une partie importante de sa nourriture.
L’amendement rejeté portait sur un point précis de ce projet : la protection des terres agricoles contre les achats par des investisseurs étrangers. L’article premier du projet de loi, auquel cet amendement était rattaché, définit les objectifs généraux du texte, comme le soutien aux revenus des agriculteurs ou la simplification des règles.
L’amendement n° 1049, porté par le député Julien Biteau, proposait d’ajouter une règle pour limiter les rachats de terres agricoles par des acheteurs étrangers. Concrètement, il suggérait que les ventes de terres à des sociétés ou des personnes basées hors de l’Union européenne soient soumises à une autorisation préalable de l’État, sauf exceptions.
Cette mesure aurait complété les règles existantes, qui encadrent déjà certaines transactions pour éviter la concentration des terres ou leur utilisation à des fins non agricoles.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale, avec 67 voix pour, 148 contre et 3 abstentions. Cela signifie que la protection des terres agricoles contre les rachats étrangers ne sera pas renforcée par ce projet de loi. Le texte initial, sans cette mesure, est maintenu.
Cette décision impacte directement les agriculteurs, les propriétaires terriens et les investisseurs étrangers qui souhaitent acheter des terres en France. Les coopératives agricoles et les collectivités locales, qui gèrent parfois des projets d’aménagement, pourraient aussi être touchées par les règles en vigueur ou leur absence de modification.