Les parcelles agricoles seront présumées non humides : l'État devra prouver le contraire à ses frais.
l'amendement n° 1405 de M. David Magnier de rétablissement de l'article 7 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Vous examinez un vote sur un projet de loi destiné à soutenir les agriculteurs face aux crises climatiques et économiques. Ce texte vise à adapter temporairement certaines règles pour faciliter leur activité. L'amendement rejeté portait sur la définition des zones humides, des terrains qui limitent les projets agricoles en raison de leur impact environnemental.
L'amendement demandait de créer une présomption légale : toute parcelle exploitée pour l'agriculture serait automatiquement considérée comme non humide, sauf preuve contraire. L'administration publique aurait dû financer elle-même les expertises pour démontrer qu'une terre est humide, et non plus l'agriculteur. Les règles environnementales applicables à ces zones auraient aussi été allégées, en les adaptant aux « fonctionnalités » réelles du terrain.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le projet de loi continue son examen sans cette disposition, et les règles actuelles sur les zones humides restent inchangées.
Cette décision impacte directement les agriculteurs dont les projets (stockage d'eau, modernisation) sont soumis à des règles environnementales liées aux zones humides. Elle concerne aussi les services de l'État chargés de ces contrôles et les associations de protection de l'environnement.
Pour suivre l'évolution du projet de loi : Dossier législatif du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles.