Les collectivités devront délimiter les zones à risque, proposer un plan d'actions sous 3 ans et encadrer les pratiques agricoles dans les zones les plus polluantes, sauf si l'eau est déjà de bonne qualité.
l'amendement n° 2058 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Les députés ont voté sur une mesure du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Ce texte vise à modifier les règles encadrant la gestion de l’eau potable, en particulier autour des points de prélèvement utilisés pour alimenter les réseaux d’eau. L’objectif est de mieux protéger ces ressources contre les pollutions, notamment celles liées aux activités agricoles.
L’amendement rétablissait l’obligation pour les collectivités locales responsables de la production d’eau de contribuer à la préservation des ressources en eau. Concrètement :
- Les collectivités devaient délimiter les zones d’alimentation des captages d’eau (les territoires dont l’eau s’écoule vers un point de prélèvement) et élaborer un plan d’actions pour réduire les pollutions, dans un délai maximal de trois ans.
- Certaines collectivités pouvaient être exonérées si la qualité de l’eau au point de prélèvement était jugée satisfaisante, selon des critères fixés par décret.
- Pour les captages les plus dégradés (dits « prioritaires »), le préfet devait obligatoirement délimiter les zones les plus contributives aux pollutions et imposer un programme d’actions ciblant les pratiques agricoles (comme l’usage d’engrais ou de pesticides) dans ces zones.
- Les périmètres de protection existants (définis par le code de la santé publique) étaient remplacés par ce nouveau dispositif pour les captages prioritaires.
Cette mesure a été adoptée. Cela signifie que les nouvelles obligations pour les collectivités et l’État entrent en vigueur dès la promulgation de la loi.
Cette décision impacte directement les collectivités locales responsables de la production d’eau potable, les agriculteurs situés dans les zones d’alimentation des captages prioritaires, et, à terme, les consommateurs d’eau, via les coûts de traitement ou les factures d’eau.
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