Imposer 25 % de surfaces agricoles en bio en 2034 et 50 % en 2040 dans les aires d'alimentation des captages sensibles, et permettre à l'État d'imposer des actions si les plans locaux sont insuffisants.
l'amendement n° 797 de Mme Trouvé de rétablissement de l'article 8 (supprimé) (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Les députés ont voté sur un projet de loi visant à répondre à des crises dans le secteur agricole, comme les aléas climatiques ou les baisses de revenus. Ce projet de loi cherche à mettre en place des mesures temporaires pour soutenir les agriculteurs. L’amendement rejeté portait spécifiquement sur la protection des captages d’eau potable, ces points de prélèvement d’eau destinés à la consommation humaine, souvent menacés par des pollutions comme les nitrates ou les pesticides.
L’amendement proposait de rétablir des règles strictes pour protéger les captages d’eau potable, en particulier ceux considérés comme sensibles (c’est-à-dire menacés par des pollutions). Voici les mesures clés :
- Obliger les collectivités responsables de la production d’eau à rendre compte chaque année de l’avancement de leurs plans d’action pour protéger les captages. Si ces plans sont jugés insuffisants, l’État pourrait imposer des actions complémentaires.
- Fixer des objectifs précis pour l’agriculture biologique : 25 % des surfaces agricoles utiles (SAU) dans les zones de captages sensibles devraient être converties en bio d’ici 2034, et 50 % d’ici 2040.
- Élargir les zones d’action des collectivités pour qu’elles puissent agir sur l’ensemble de l’aire d’alimentation des captages, et non seulement sur les zones les plus vulnérables.
- Maintenir des espaces naturels sans intrants (comme les pesticides) autour des captages pour préserver la qualité de l’eau.
Cet amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les règles initiales du projet de loi sont maintenues, sans les obligations renforcées pour protéger les captages d’eau potable ni les objectifs de conversion à l’agriculture biologique.
Cette décision impacte directement les collectivités locales responsables de la production d’eau potable, les agriculteurs (notamment ceux situés dans les zones de captages sensibles), ainsi que les consommateurs d’eau, dont la qualité pourrait être affectée par l’absence de mesures renforcées.
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