Exclure les délits routiers liés aux stupéfiants et au port d'arme des motifs d'incapacité, appliquer ces règles aux condamnations antérieures à la loi
l'amendement n° 365 du Gouvernement à l'article 2 ter de la proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel (première lecture).
Dossier législatif
L'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel
Vous allez découvrir une modification des règles qui encadrent les agents sportifs en France. Ces règles déterminent qui peut exercer ce métier, notamment en fonction des condamnations pénales passées. La loi concernée vise à réorganiser la gestion et le financement du sport professionnel.
Le gouvernement proposait de modifier les critères d’interdiction d’exercer pour les agents sportifs. Aujourd’hui, une condamnation pour certains crimes ou délits peut empêcher une personne d’obtenir ou de conserver sa licence d’agent sportif. L’amendement visait à :
- Exclure certains délits (comme les infractions routières liées aux stupéfiants ou le port d’arme illégal) de la liste des condamnations entraînant une interdiction automatique.
- Harmoniser les peines pour les agents sportifs avec celles applicables aux autres professionnels du sport (éducateurs, dirigeants, etc.), afin d’éviter des sanctions disproportionnées.
- Appliquer ces nouvelles règles rétroactivement : les agents déjà condamnés pour des faits désormais exclus pourraient demander à être relevés de leur interdiction.
Cet amendement a été adopté. Cela signifie que les nouvelles règles sur les interdictions d’exercer pour les agents sportifs entrent en vigueur dès la publication de la loi.
Cette décision impacte directement les agents sportifs (ceux qui négocient les contrats des athlètes), ainsi que les personnes condamnées pour des infractions désormais exclues de la liste des interdictions, qui pourront demander à exercer à nouveau ce métier.