Maintenir la possibilité pour les juges d'adapter la durée de la période de sûreté en fonction des circonstances.
l'amendement n° 92 de Mme Capdevielle et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 11 ter du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à modifier les règles pour mieux protéger les enfants en danger ou victimes de violences. Ce vote portait spécifiquement sur une mesure concernant les peines encourues par les auteurs de crimes sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans.
Le projet de loi est en cours d'examen par les députés en première lecture. Plus d'informations sur le dossier législatif.
Les députés à l'origine de l'amendement proposaient de supprimer une mesure qui impose une peine minimale automatique pour les auteurs de crimes sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans.
Concrètement, cette mesure (l'article 11 ter du projet de loi) prévoyait que, en cas de condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour viol sur un mineur de moins de 15 ans, la période de sûreté – c'est-à-dire la durée pendant laquelle le condamné ne peut pas bénéficier de réductions de peine ou d'aménagements – soit automatiquement fixée à la totalité de la peine. Cela signifie que le condamné ne pourrait pas demander de libération anticipée ou d'aménagement de peine.
L'amendement de suppression a été rejeté par 43 voix contre 40. Cela signifie que la mesure imposant une période de sûreté automatique équivalente à la peine pour les crimes sexuels sur mineurs de moins de 15 ans est maintenue dans le projet de loi.
Cette décision impacte directement les auteurs condamnés pour crimes sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans, ainsi que les juges chargés de prononcer les peines. Les victimes et leurs familles sont également concernées par les règles encadrant l'exécution des peines pour ces crimes.
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